Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Beaux textes

Dimanche 1 juillet 2007
La jeunesse n'est pas une période de la vie,
elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l'imagination, une intensi émotive,
u
ne victoire du courage sur la timidité,
du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
O
n ne devient pas vieux pour avoir
v
écu un certain nombre d'années ;
on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'âme.
Les poccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
e
t devenir poussre avant la mort.
Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande,
comme l'enfant insatiable. Et après ?
Il défie les évènements et trouve la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même
aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous serez réceptif.
R
éceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.
S
i un jour votre coeur allait être mordu
p
ar le pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Samuel Ullman
Par GoutteCeleste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 3 juillet 2007
La vieillesse, c'est l'automne de l'existence,
l'âge de la liberté.

Enfin, on ose être soi-même,
on se moque des modes, du respect humain,des ambitions sociales.
On sait qui on est, ce qu'on veut, ceux qu'on aime.
On devient disponible à la beauté du monde et à la misère des autres.
On marche vers son affranchissement.
On s'est donné le droit d'exister.
et si nous avons vécu jusqu'ici un peu morts,
C'est le moment de nous préparer au moins à mourir vivants!
Extérieurement,tout se rétrécit,
mais intérieurement tout s'élargit !
Louis Evely

Par GoutteCeleste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 3 août 2007
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux- vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
truit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dos, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;
Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains sultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux- ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues !

Victor Hugo dans "Les Châtiments"
Par GoutteCeleste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 31 août 2007
                                         Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
          Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
          Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
          Sans un geste et sans un soupir;
          Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
          Si tu peux être fort sans cesser dtre tendre
          Et, te sentant haï, sans hr à ton tour,
          Pourtant lutter et te défendre;

                                        Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
                                        Travesties par des gueux pour exciter des sots,
                                        Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
                                        Sans mentir toi-même d'un seul mot;
                                        Si tu peux rester digne en étant populaire,
                                        Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
                                        Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
                                        Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;

                                        Si tu sais méditer, observer et connaître
                                        Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
                                        Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
                                        Penser sans n'être qu'un penseur;
                                        Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
                                        Si tu peux être brave et jamais imprudent;
                                        Si tu sais être bon, si tu sais être sage
                                        Sans être moral ni dant;

                                        Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
                                        Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
                                        Si tu peux conserver ton courage et ta tête
                                        Quand tous les autres les perdront,
                                        Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
                                        Seront à tout jamais tes esclaves soumis
                                        Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
                                        Tu seras un homme, mon fils.

Rudyard Kipling

La traduction mise en vers du poème If... de Rudyard Kipling est de Paul Eluard.
Par GoutteCeleste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 octobre 2007
La tendresse est discte
el
le n'est pas spectaculaire.

La tendresse est sans calcul,
sans prévision.
C'est un cadeau. Gratuit.

La tendresse est présence
et disponibilité,
patience et délicatesse,
miséricorde et compassion.
Elle est pleine d'attentions
et d'interventions.

La tendresse trouve des mots
pour passer le mur du silence
pour ouvrir tous nos vieux huis clos,
nos bleus à l'âme et nos violences.

Elle remet tout en cause,
les habitudes, les idées
toutes faites, les distances.
Qui donne la tendresse
donne le meilleur de lui-même.
Qui reçoit la tendresse
se sent reconnu.

La tendresse est la musique
du coeur et le soleil de Dieu.


J.P. Dubois-Dumée
Par GoutteCeleste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 6 février 2008
Lord Baden-Powell ( fondateur des scouts )

C
hef, souviens toi ...
Si, un jour, tu veux être un chef,
pense à ceux qui te seront confiés.
Dis-toi bien que
Si tu ralentis, ils s'arrêtent
Si tu faiblis, ils flanchent
Si tu t'assoies, ils se couchent
Si tu doutes, ils désespèrent
Si tu critiques, ils démolissent

Mais, si tu marches devant, ils te dépasseront
Si tu donnes ta main, ils donneront leur sang
Et si tu pries, alors ils deviendront des Saints.
Souviens-toi, Chef ...

( proposer par Dieu-france-roy )




Prière scoute
(Officielle)

Seigneur Jésus,
Apprenez-nous, à être généreux.
A vous servir comme vous le méritez.
A donner sans compter.
A combattre sans soucis des blessures.
A travailler sans cherchez le repos.
A nous dépenser sans attendre d'autre récompense
Q
ue celle des savoir que nous faisons votre Saint volonté.

St Ignace de loyola
Par GoutteCeleste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 15 juin 2008
Voici un beau texte un peu oublié proposé par : www.lescrutateur.com


J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs
Je marche, sans trouver de bras qui me secourent,
Pu
isque je ris à peine aux enfants qui m'entourent,
Pu
isque je ne suis plus réjoui par les fleurs ;

P
uisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête,
J'
assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ;
Puis
que je suis à l'heure où l'homme fuit le jour,
H
élas ! et sent de tout la tristesse secrète ;

P
uisque l'espoir serein dans mon âme est vaincu ;
Pui
squ'en cette saison des parfums et des roses,
Ô ma fille ! j'aspire à l'ombre où tu reposes,
Puisque mon coeur est mort, j'ai bien assez vécu.

Je n'ai pas refusé ma tâche sur la terre.
Mon sillon ? Le voilà. Ma gerbe ? La voici.
J
'ai vécu souriant, toujours plus adouci,
Debout, mais incliné du côté du mystère.

J
'ai fait ce que j'ai pu ; j'ai servi, j'ai veillé,
E
t j'ai vu bien souvent qu'on riait de ma peine.
Je me suis étonné d'être un objet de haine,
Aya
nt beaucoup souffert et beaucoup travaillé.

Dans ce bagne terrestre ne s'ouvre aucune aile,
Sans me plaindre, saignant, et tombant sur les mains,
M
orne, épuisé, raillé par les forçats humains,
J'ai por mon chnon de la chaîne éternelle.

Maintenant, mon regard ne s'ouvre qu'à demi ;
Je ne me tourne plus même quand on me nomme ;
Je
suis plein de stupeur et d'ennui, comme un homme
Qui se lève avant l'aube et qui n'a pas dormi.

Je ne daigne plus me, en ma sombre paresse,
pondre à l'envieux dont la bouche me nuit.
Ô
Seigneur, ! ouvrez-moi les portes de la nuit,
Afin que je m'en aille et que je disparaisse !


Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Les contemplations)
Par GoutteCeleste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 19 avril 2009
AVOIR ET ÊTRE

L
oin des vieux livres de grammaire,
Éc
outez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il es
t deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caracre,
On pouvait les croire jumeaux,
T
ant leur histoire est singulière.
Ma
is ces deux fres étaient rivaux.

Ce
qu'Avoir aurait voulu être
Êt
re voulait toujours l'avoir.
À
ne vouloir ni dieu ni maître,
Le
verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
E
t faisait un grand numéro,
A
lors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire
E
t faisait ses humanités,
De son cô sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était lais posséder.

A
voir était ostentatoire
L
orsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

A
voir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
A
lors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa r
ichesse est tout intérieure,
Ce
sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
E
t sa noblesse est à ce prix.

Un
jour à force de chimères
Pour
parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et
pour ne pas perdre la face
Au
milieu des mots rassemblés,
Il
s se sont répartis les tâches
Pour enfin se concilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qutre, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
P
our enrichir ses bons côtés.

Et
de palabres interminables
E
n arguties alambiquées,
N
os deux frères inparables
Ont pu être et avoir é.

A
uteur inconnu
Par GoutteCeleste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés